vendredi 6 mars 2026

Les mots comptent, surtout en politique

 Dans la vie comme en politique, les mots peuvent construire... ou profondément blesser.

Je souhaite revenir sereinement sur mon dernier article, qui a suscité la réaction de Mme Mallet concernant la mention de son enfant.

Je tiens à le dire clairement ; il n'a jamais été dans mes habitudes d'exposer des enfants à la rudesse du débat politique. Si cette évocation a pu être perçue ainsi, je le regrette sincèrement. Mon intention n'était évidemment pas de blesser qui que ce soit.

Mon propos visait simplement à illustrer une réalité : les souhaits exprimés par certains, aussi compréhensibles soient -ils à titre personnel, ne coïncident pas toujours avec l'intérêt général que nous devons tous garder à l'esprit lorsque nous parlons d'aménagements ou de décisions publiques.

Le débat politique peut être exigeant, parfois vif. Mais il doit toujours rester respectueux.

A titre personnel, j'ai déjà été confrontée à des paroles d'une violence infiniment plus profonde. Une personne proche de ce cercle s'était un jour réjouie de la mort de ma fille , allant jusqu'à dire que cela "nous faisait du bien " de souffrir. Ces mots avaient été prononcés devant une nièce alors que la personne ignorait même notre lien de parenté.

Je n'évoque pas cet épisode pour nourrir  une polémique , mais simplement pour rappeler combien les mots peuvent blesser durablement.

C'est pourquoi je continuerai à défendre mes convictions avec franchise, mais aussi avec l'exigence de respect qui doit rester la base de toute vie publique .

Les polémiques  passent , mais le respect des personnes et l'intérêt général doivent toujours rester.

Le respect n'a de sens que s'il est partagé.

Et si nous revenions simplement à l'essentiel : travailler pour notre commune!

Claire Duprat

mercredi 4 mars 2026

Synthétique pour tous...ou presque

 Il fallait bien que cette campagne nous offre un moment d'anthologie. Le voici:

La radio locale nous apprend que le fils de M.  Mallet joue au ballon avec celui du maire actuel; Ils utilisent donc le même terrain. Le premier semble avoir une grande frustration. Le second s'adapte.

Noble cause . Hélas, quelques semaines par an, le terrain est gorgé d'eau.
Crise municipale majeure ou aléa climatique local? 

 Presque un plan ORSEC

Heureusement, l'esprit visionnaire est là, chez M. Mallet. Solution fulgurante : un terrain synthétique. Peu importe que le lieu soit inondable, que la technique tousse et que les finances pleurent. Quand l'inspiration jaillit, elle ne s'encombre pas de détails.

On imagine déjà la méthode :

-mon fils ne peut pas s'entrainer?

- Changeons le terrain.

Simple Efficace. Personnel.

Pendant ce temps , d'autres sportifs bricolent, s'adaptent, patientent. Les clubs s'organisent. Ils ont aussi des besoins. Mais ils ont la faiblesse de croire que l'intérêt général ne se décide pas au bord d'un terrain le dimanche matin, surtout pour des sportifs amateurs.

M. Mallet pense peut être qu'une pelouse en plastique fera de nos jeunes sportifs de futurs champions? voilà donc une conception très particulière de la gestion municipale ; transformer une contrariété familiale en priorité collective. Evoquer la transition écologique en proposant d'enherber la petite cour de l'école maternelle et dans le même temps, recouvrir tout un terrain de football en pelouse synthétique.

A Saint Sever , M. Mallet  invente une nouvelle appellation d'origine contrôlée " la gauche sans étiquette" sans doute pour mieux intégrer LFI et des extrémistes de  gauche. Ils  innovent :

Après le "vivre ensemble ", voici le "jouer ensemble"...chez moi d'abord, sans me salir les chaussures.

C.D.

dimanche 1 mars 2026

Construire ou détruire ?

 A lire le programme de l'équipe de M. Mallet , une question existentielle s'impose : habitent ils vraiment Saint Sever, ou observent ils la ville depuis une soucoupe volante en orbite basse?

Car enfin , transformer l'écoquartier en vaste aire de jeux et en jardins partagés tout en y installant des maisons "accessibles"...mais passoires thermiques pour primo accédants sans moyens financiers, il fallait oser.

Le concept est audacieux : permettre à de jeunes ménages d'acheter un logement qu'ils ne pourront ni chauffer ni isoler. Une sorte d'apprentissage grandeur nature de sobriété énergétique par nécessité.

Pour une meilleure transition écologique, ils proposent de végétaliser les écoles et les bâtiments communaux! sauf détail : c'est déjà en cours. Faut il en conclure qu'ils ont déserté la ville ces dernières années, ou qu'ils traversent les rues les yeux fermés? A ce stade, on hésite entre l'amnésie collective et l'atterrissage récent!

Mais le clou du spectacle -sans jeu de mots- reste la fameuse salle aux anciens abattoirs. Une salle de spectacle sans parkings, implantée dans une zone exposée aux glissements de terrain. Voilà une programmation qui promet du frisson : on ne saura plus si l'émotion vient de la scène ou du sol qui bouge. Certains y verront un message subliminal : une façon élégante de se débarrasser des spectateurs les plus critiques?

Le nom aussi est ambiguë : "le trait d'union " . Est ce entre la terre et l'au delà ? 

Il est prévu de transformer un équipement sportif dédié au tennis pour le reconstruire ailleurs ...

Au fond,  le fil rouge de ce programme semble clair : déconstruire ce qui existe, raser ce qui fonctionne, réinventer l'eau tiède et repeindre en vert ce qui l'est déjà. Une politique de la table rase , version locale.

Le coût de ces destructions et reconstructions, non chiffré pour ne pas effrayer les électeurs mais évalué aux alentours de 20 millions d'euros!!!!

On ne peut s'empêcher de sourire -un peu jaune- en pensant que M. Mallet, dont les fonctions bancaires 

consistent à gérer les successions, semble appliquer à la ville une logique successorale. On liquide , on redistribue, on tourne la page. Mais une commune n'est pas un dossier de succession. Ce n'est pas un actif à solder!

Les habitants de Saint Sever n'aspirent pas à la politique de la terre brulée. Ils veulent vivre, avancer, améliorer ce qui doit l'être sans détruire ce qui a été construit avec leur argent, leur énergie et parfois leur patience.

En politique comme en urbanisme , l'innovation n'est pas l'art de faire table rase : c'est celui de bâtir sur des fondations solides.

encore faut -il avoir pris le temps de les regarder!


Claire Duprat

vendredi 6 février 2026

Tous actifs, tous absents?

La liste de M.Mallet se veut moderne, dynamique et exemplaire.

Elle est surtout remarquablement uniforme

Presque tous fonctionnaires ou assimilés

En position éligible :

-1 seul retraité

- 1 auto entrepreneur

- pas un agriculteur

Bref , un bel échantillon... d'un seul milieu.

Est ce cela, la représentation d'un territoire rural vivant, productif, engagé?

La gestion d'une commune ne se fait pas entre deux réunions Zoom et trois mails le soir.

Elle se fait la journée, sur le terrain, dans les administrations, face aux urgences, aux imprévus, aux habitants.

Mais qui sera disponible?   personne

Chacun devra être à son poste. Sauf, apparemment, quand il faudra gérer la commune.

A moins que le centre de gestion ne fournisse des autorisations spéciales d'absence pour campagne permanente, le projet relève de la fiction.

Quant au chef de file, une autre question se pose :

Cet employé de banque pourra t'il , au  nom" du vivre ensemble" convaincre son employeur de le libérer plusieurs heures par jour?

On nous vend du jeunisme sans expérience, sans diversité, c'est juste de l'immaturité collective.

Le vrai progrès, c'est le mélange :

-des jeunes et des anciens

-des salariés et des indépendants

-des fonctionnaires et des entrepreneurs

-des élus et des agriculteurs sans oublier les retraités dont le rôle actif pendant le dernier mandat a été dans notre liste notable et fructueux au quotidien, j'ai le plaisir de citer : jacques Choulet , Patricia Ferron, Dominique Barriere, jean Marc Fabier, Corinne Raux et votre humble serviteur.

La liste Saint Sevivre ensemble n'est pas à l'image de la commune. Elle ressemble à un entre-soi confortable.

Et, gouverner entre semblables n'a jamais fait une politique pour tous!

C.D.

dimanche 1 février 2026

Une consultation transformée en projets...

Mardi aura lieu la présentation de la liste conduite par M. Mallet.

Après huit mois annoncés comme intensifs, nous avons naturellement hâte de découvrir le fruit de cette  réflexion approfondie.
Huit mois d'efforts, de réunions, d'échanges, 
 de concertations...principalement consacrés , semble t'il , à tenter d'affaiblir et de discréditer le maire en place, M. Tauzin, plutôt qu'à construire un projet solide pour la commune.

Le résultat, pour l'instant, s'annonce prometteur:

Un terrain synthétique...en zone inondable.

Une idée déjà proposée lors de la précédente campagne, recyclée avec constance et persévérance, ce qui permet de douter de l'efficacité du travail collectif...

La question du coût, des travaux d'assèchement et de la faisabilité reste, elle, délicatement absente.

Aucun des 29 que nous allons découvrir, n'a intégré qu'un terrain synthétique en zone inondable est un non sens et que la durée de vie est tout au plus de 10 ans sans incident climatique. Pour plus d'un million d'euros, est ce la priorité de prendre de tels risques par les temps qui courent avec un avenir aussi problématique des finances publiques?

Le "vivre ensemble " souvent mis en avant, mérite également quelques précisions.
Lorsqu'il s'est agi d'aider  concrètement M. Vallaud à nettoyer devant sa porte, la mobilisation collective s'est montrée ....très discrète.

Le slogan fonctionne.

La solidarité, un peu moins.

Au delà des équipements sportifs, les habitants attendent aussi des réponses sur l'économie locale, l'emploi, l'attractivité du territoire et le partage des efforts avec les communes voisines.

Pour l'instant, ces sujets semblent faire l'objet d'une réflexion tout aussi intense...mais nettement moins visible.

Nous attendons donc mardi avec impatience, convaincus que tant de mois de travail finiront par produire une vision ambitieuse, structurée et durable.

Ou à défaut , un bel exercice de communication.


C.D.

dimanche 25 janvier 2026

Je vous ai apporté des bonbons

Je vous ai apporté des bonbons parce que les roses sont périssables....
Après quinze jours de combat acharné contre un tas de paille rebelle, le député parisien égaré en province, envoie ses obligées aux services techniques, un sachet de bonbons à la main et la carte ci dessous . Merci mes héros, lancent elles, convaincues que c'est leur zèle qui a
sauvé leur trottoir.

Las , les agents les regardent perplexes : Nous, mais on a rien fait!!!! La vérité cruelle est ailleurs.

Les jeunes agriculteurs ont su partager leur détresse sans rien détruire et quinze jours après , retirer et nettoyer le symbole de leur mal vivre. Inimaginable pour Monsieur Vallaud! Des manifestants qui ne cassent rien, de bonne foi, qui nettoient les stigmates de leur souffrance sans rien demander à la collectivité, sans imposer aux employés communaux de nettoyer les espaces publics qu'ils ont encombrés....

Pendant ce temps, le député savait que ses amis n'allaient point se battre pour une fourche ou un balai à l'heure de nettoyer devant sa porte. Vivre ensemble le temps d'une soirée, se retrouver pour partager le calumet de la paix est bien loin des soucis de nos agriculteurs.

Sans relais locaux, trop occupé à se déchirer pour savoir qui le soutient vraiment , notre député a passé 2 semaines à alerter la terre entière, et ceux qui comptent le plus à ses yeux : préfet, ministre, haut gradés etc...implorant aide et directives pour que le ménage soit fait place de Verdun à Saint Sever.

Pour quel résultat ?
Il récompense ceux qui n'ont pas participé au nettoyage, ignore les vrais acteurs et prouve une fois de plus qu'à Paris , on croit parfois que la province s'organise par fax ou communique par télégraphe..
.
Moralité : quand on n'a pas de réseau local, on finit toujours par remercier ceux que l'on aurait aimé voir en besogne même s'ils n'y sont pour rien.





















 




mercredi 21 janvier 2026

Sur la paille

 Il aura fallu quinze jours pour faire disparaitre le dépôt de paille devant l'officine de notre député. Quinze jours. Un record de lenteur qui soulève, forcément , quelques interrogations... et non des moindres.

Malgré l'accumulation de ses responsabilités, notre député n'aurait il pas eu les moyens de financer le nettoyage devant sa propre porte? Espérait il que le contribuable de Saint -Sever se substitue à un ménage qu'on peine pourtant à imaginer en situation de surendettement? Raté.

Ses fidèles du "vivre ensemble "auraient-ils jugé préférable de ne pas se montrer balai en mains, de peur d'écorner l'image soigneusement travaillée des grandes leçons de morale à géométrie variable?

Quant à ses camarades de l'extrême gauche, refusaient ils d'apporter leur concours à celui qui, par une abstention bien sentie, va contribuer à faire voter un budget creusant le déficit à 5%, voire plus?

La solidarité , oui....mais pas jusqu'à salir ses chaussures!

Ou bien la décision d'effacer ce symbole de la détresse agricole était-elle tout simplement trop délicate à prendre à Saint Sever, surtout quand on sait qu'y réside un député européen, vice président de la commission agriculture et développement rural? La paille dérange, surtout quand elle rappelle certaines incohérences.

Une chose est sûre : la liste "vivre ensemble " se dévoile peu à peu, tentant de masquer le plus longtemps possible une désunion devenue évidente.
A force de balayer sous le tapis, il fallait bien que la paille finisse par ressortir.

C.D