samedi 9 mai 2026

Minoritaires.... mais bruyants

 La soirée d'hier restera, sans conteste, dans les annales du théâtre municipal-au sens dramaturgique du terme.

Après que Julien Larquier ait regretté que mes propos n'aient pas été repris dans le compte rendu du précédent conseil, je ne peux que me réjouir de la considération particulière qu'il m'accorde .Je lui en sais gré et continuerai donc à m'exprimer sur mon analyse  des évènements passés et à venir.


 Hier au soir donc,  au conseil municipal,  nous avons vu apparaître une pathologie rare, encore peu documentée par la science politique : la dissonance cognitive aiguë, également appelée dans certains cercles le strabisme conceptuel : trouble singulier qui consiste à regarder les chiffres ....mais jamais deux fois dans le même sens.

Ainsi M. Mallet, dans une tirade manifestement répétée devant son miroir , rappela solennellement qu'il représentait 50% de la population et qu'à ce titre , sa légitimité à poser des questions ne souffrait aucune contestation. Dont acte.

On se souvient pourtant qu'au conseil précédent , le même orateur expliquait avec gravité que la majorité n'avait été élue qu'avec 30% des votants- sous entendu : une légitimité fragile, presque suspecte.

Admirable plasticité intellectuelle : 30% chez la majorité devient une anomalie démocratique, 50% de représentation ressentie et revendiquée , se transforme en vérité révélée. Les mathématiques , elles , apprécient peu ce genre de gymnastique.


Voilà donc les symptômes de cette nouvelle affection : voir les mêmes chiffres, mais les interpréter selon l'angle le plus confortable. Une sorte de myopie sélective où l'on distingue parfaitement ses propres mérites , mais où l'on floute soigneusement ceux des autres. 

Quant à la conclusion , elle s'impose d'elle même : ceux qui prétendent incarner le peuple oublient parfois que le peuple , lui , a déjà parlé. Et qu'en démocratie, les suffrages ne se commentent pas à géométrie variable -sauf à finir par arriver premiers dans les discours ...et derniers dans les cœurs.

Mais la soirée ne s'arrêta pas à cette démonstration d'optique électorale. Car une autre manifestation  de ce mal étrange fit surface : la disparition soudaine de la bienveillance proclamée lors de la campagne électorale; ceux qui se revendiquent chantres "du mieux vivre ensemble "trouvèrent sans doute , dans un élan de cohérence toute personnelle, qu'il était opportun de voter contre la promotion des agents méritants accédant à la catégorie B  en ayant brillamment réussi leurs concours.

Mystère clinique : est ce la même pathologie qui altère la vision des pourcentages et celle du mérite? Ou s'agit -il d'un trouble plus profond , où la vertu affichée se dissout dès qu'elle coûte un peu de reconnaissance à autrui?



Monsieur Larquier et Mme Brethes seraient 'ils jaloux que leurs remplaçants à la mairie de saint sever aient obtenu une t'elle gratification liée à leur seul mérite et compétence,  reconnus par la réussite au concours qui permet de nos jours d'accéder à des postes sans être adoubés par des intervenants pas toujours impartiaux...


Claire Duprat






jeudi 30 avril 2026

Mérite indésirable!

 Lors du dernier conseil municipal ,

la tirade de M. Mallet sur sa représentation de 50% de la population restera comme un exercice d'arithmétique créative ....

Passons, l'essentiel est ailleurs
Mardi soir , deux agentes communales , toutes deux titulaires d'un bac +5, ayant brillamment réussi leur concours de catégorie B, voyaient leur promotion soumise au vote du conseil. Deux parcours exigeants, deux réussites obtenues par le travail et la formation continue. Résultat un vote contre de tous les membres de l'opposition.
Curieux contraste quand on se souvient que, dans un passé pas si lointain, certains aujourd'hui dans l'opposition ont suivi des trajectoires plus ... souples .
 L'un , parti d'agent d'entretien , accéda au même poste administratif par une mansuétude providentielle. L'autre,  gravit les échelons après un concours de rédacteur , voie certes respectable , mais moins bien semée d'embûches académiques que cinq années d'études supérieures sanctionnées par un bac +5
Alors quoi?  Serait ce la jalousie qui inspira ce refus? ou une forme de nostalgie pour une époque où l'ascenseur fonctionnait davantage à la complaisance qu'au mérite?
Car enfin que reproche t'on à ces deux promues? De continuer à se former? d'avoir réussi un concours? d'ambitionner pour les saint séverins , une administration toujours plus qualifiée?

Les chantres autoproclamés du "vivre ensemble" semblent découvrir que vivre ensemble suppose aussi d'accepter la réussite des autres. Surtout quand elle repose sur l'effort, le diplôme et la compétence.
A force de dénoncer les inégalités, encore faut il ne pas combattre l'élévation. Sinon le slogan sonne creux : on célèbre le mérite en théorie.....et le sanctionne en pratique 
Décidemment certaines promotions passent moins bien que d'autres . Surtout quand elles ne doivent rien à la mansuétude, et tout au travail

Claire Duprat

Vive la démocratie

 Je vous avais promis de vous tenir informés du fonctionnement de la communauté des communes, voici donc le premier épisode.

Le dernier conseil communautaire a été un moment d'une grande clarté institutionnelle.
Lors de l'installation des commissions, tous les volontaires ont été acceptés. Une belle illustration d'ouverture et de pluralisme. Tous... sauf un : Arnaud Tauzin, maire de St Sever.

Arnaud Tauzin absent , avait pris soin de transmettre sa candidature à la commission du CIAS conformément aux usages. Pourtant, au moment de l'énumération publique des candidats,  son nom bénéficia d'un traitement particulier : le silence.

Lorsque" cet oubli" fut relevé en toute discrétion après le vote, la présidente répondit sans détour que cet oubli n'en était pas un mais qu'elle ne souhait pas sa présence à la commission du CIAS, traitant des problèmes de l' EHPAD pourtant installé dans sa ville.

Motif invoqué : une habitude persistante de poser des questions en conseil d'administration , de demander des explications, d'exercer  en somme , son rôle d'élu au service de ses concitoyens et des plus vulnérables.

Il est vrai qu'une gouvernance sereine préfère parfois les validations discrètes aux interrogations insistantes. La transparence peut créer des courants d'air.....

Mais rassurons nous : dans notre intercommunalité, la démocratie fonctionne parfaitement.

Elle fonctionne surtout quand personne ne dérange.

Claire Duprat



lundi 6 avril 2026

Mon intervention avant l'élection de la communauté des communes

 



Mes chers collègues

En qualité de doyenne de cette assemblée, j'ai l'honneur de présider à l'installation de ce nouveau conseil communautaire et à l'élection de son président ou de sa présidente.

La situation économique nationale , comme les fragilités propres à notre territoire , nous imposent lucidité et responsabilité. Les années à venir demanderont du sang froid , de la constance et , surtout de l'unité.
Notre communauté de communes porte des compétences essentielles à commencer par le développement économique et l'action sociale . Elles doivent être un levier d'action, un espace de coopération , un outil au service de toutes les communes, dans l'équité et la transparence.

Plus que jamais, la concertation entre les maires devra être la règle. Notre territoire est vaste, nos réalités diverses, mais notre avenir est commun. Sans cohésion, il n'y aura que des divisions; avec le dialogue et le respect, il y aura des solutions.
En cette période particulière de l'année, je formule le vœu sincère que l'esprit de bienveillance, de responsabilité et de consensus guide nos travaux. Nous avons été élus pour servir l'intérêt général. C'est cette exigence qui doit nous rassembler.
Je vais à présent laisser les candidats s'exprimer , afin que chacun puisse exposer sa vision pour l'avenir de notre communauté.
Je vous remercie

Claire Duprat

Voilà le discours que j'ai effectué en préalable à l'élection de la présidente de la communauté des communes.
Tous ceux qui me lisent savent que j'écrirai dans ce blog tout mon ressenti- positif ou négatif - du fonctionnement de cette entité nouvellement installée
A très vite

dimanche 22 mars 2026

Maintenant, ensemble

 Il est des lendemains qui piquent plus que d'autres.

Chez les uns , la défaite laisse un goût amer , parfois jusqu'à la rancœur, et l'on cherche des responsables là où il faudrait peut être d'abord regarder en soi. Les reproches fusent, fragiles, souvent infondés, comme pour masquer la déception.

Chez les autres , la victoire n'a rien d'un triomphe bruyant. Elle s'habille d'humilité. Car gagner n'efface pas le respect dû à ceux qui ont combattu avec conviction, et la souffrance des uns ne saurait être une satisfaction pour les autres.

C'est précisément dans ces moments que les mots prennent tout leur sens. mieux vivre ensemble n'est pas un slogan de campagne : c'est une exigence, presque un devoir.
Alors faisons en une ligne de conduite pour les années à venir. Apaisons, rassemblons, avançons. 

Ensemble

Claire Duprat

lundi 16 mars 2026

Fin de campagne



Avant toute chose, je tiens à remercier tous nos soutiens , les électeurs qui nous ont fait confiance et à féliciter M. Mallet pour sa participation à un moment de démocratie active.

 Notre campagne aura été à notre image: sincère, directe et sans artifices. pas de slogan fabriqué dans un cabinet de communication, pas de formule magique sortie d'un chapeau. Juste une conviction simple : travailler pour l'intérêt général avec respect et bienveillance.

En face , on a tenté de renverser la table avec un slogan clé en mains : "mieux vivre ensemble ". L'idée est jolie, presque poétique . Mais elle devient un peu difficile à croire quand , dans le même temps, on explique aux anciens qu'ils pourraient envisager l'EHPAD comme horizon politique, et quand certains salariés découvrent soudain qu'ils seraient inutiles ou coupables de tous les mots.

Le" mieux vivre ensemble "ressemble alors un peu à ces grandes promesses écrites en très gros...mais dont les petites lignes sont moins agréables à lire.

Un chef doit avoir un cap. Il doit savoir faire respecter les personnes. Gouverner, ce n'est pas distribuer des blâmes comme dans une cour d'école : c'est garder une vision et une certaine idée de la justice.

Et surtout se rappeler que la somme des intérêts particuliers ne fait pas toujours un intérêt général. Sinon, il suffirait que chacun pousse son petit projet dans son coin pour que par miracle, cela devienne une politique municipale.

Désormais, il va falloir travailler ensemble, avec respect et sens des responsabilités, pour continuer à donner à notre ville le lustre qu'elle mérite.

       Quant à moi, on me promet l'EHPAD ou "l'euthanasie politique"

Je crains qu'il faille encore patienter : l'envie de défendre ma ville est manifestement un excellent remède contre le vieillissement politique😃😃😃😃


Claire Duprat

vendredi 13 mars 2026

Rock star sur scène mais muet sur les indemnités

 La rentrée en rock star de M. Mallet  lors du dernier meeting a été particulièrement remarquée . Entrée spectaculaire , musique entrainante, lumières et applaudissements nourris.....On aurait presque cru au lancement d'une tournée.

M.Mallet:

Si dimanche vous l'emportez , que devons nous attendre pour la suite?

Un grand feu d'artifice pour clôturer le spectacle ?

Une tournée des quartiers façon équipe de France de football?

Mais derrière la mise en scène trois interrogations restent obstinément sans réponse

Depuis plusieurs jours, trois questions très simples vous ont été posées concernant  vos indemnités et celles de vos adjoints.

Allez vous les adapter à un travail à temps partiel?

Trois questions. Pas un roman , pas un programme de 40 pages.


Pour l'instant : silence radio vous avez pourtant jusqu'à ce soir 23h59 pour faire preuve de transparence et d'honnêteté face aux électeurs.

Car en politique comme ailleurs, les effets de scène impressionnent...mais ce sont les réponses qui éclairent.

Et pour l'instant, la lumière semble surtout venir des projecteurs.

C.D