De conseil en conseil, le spectacle se renouvelle.
Soyons sérieux.
L’examen sur place ne suffit pas.
« Faites ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais. »
claire duprat
De conseil en conseil, le spectacle se renouvelle.
Soyons sérieux.
L’examen sur place ne suffit pas.
« Faites ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais. »
claire duprat
Un cocon de confort constitue -t'il réellement le meilleur gage d'intégration? Les projets ambitieux servent ils d'abord le territoire ou ceux qui les portent? Et comment se rattraper lorsque l'ambition dépasse la raison?
Dans notre région, c'est souvent au centre que tout s'arrange. Le consensus, le juste milieu, ce point d'équilibre si précis et délicat où les grands maîtres se retrouvent pour valider la qualité des projets, tandis que les jeunes médecins prennent la température du territoire.
Aujourd'hui , le Pays grenadois vient au secours de Chalosse Tursan. Après les revers des figures politiques locales incarnant le Modem, il faudrait désormais sauver la présidente de la communauté des communes de Chalosse Tursan .
L'inauguration de l'internat médical de Hagetmau est présentée comme une réponse ambitieuse à la désertification médicale.
Mais qui peut sérieusement croire que de jeunes praticiens résidant à Hagetmau choisiront ensuite de résider à Maurrin, Grenade-sur-l'Adour ou dans les communes rurales environnantes simplement parce qu'ils auront bénéficié d'un logement confortable durant leur stage?
Cette réalisation offre finalement une photographie saisissante d'une certaine conception de l'action publique : beaucoup de béton, beaucoup de communication et une foi inébranlable dans les vertus de l'investissement spectaculaire. L'idée semble être qu'en proposant un cadre de vie particulièrement attractif, les vocations naîtront naturellement et les installations suivront. Pourtant, les choix d'exercice des jeunes médecins reposent sur des critères bien plus complexes : conditions de travail, organisation des soins, équilibre de vie, emploi du conjoint, accès aux services ou encore perspectives professionnelles.
La comparaison avec d'autres initiatives locales mérite d'ailleurs d'être soulignée. A Saint Sever , la municipalité a investi environ 30 000€ pour rénover un logement communal, au calme et fonctionnel , qui accueille aujourd'hui trois internes en médecine et pharmacie. A Hagetmau, l'inauguration s'est faite en grande pompe pour un investissement de près de 1 500 000€ destiné à accueillir trois internes en médecine.
Personne ne conteste la nécessité d'attirer de futurs praticiens ni l'importance de leur offrir de bonnes conditions d'accueil. Mais la question de la proportionnalité des moyens engagés mérite d'être posée. A l'heure où chaque euro public est compté, où les collectivités invoquent régulièrement les contraintes budgétaires , il est légitime de s'interroger sur la pertinence de tels choix.
L'enjeu n'est pas de refuser l'ambition, mais de veiller à ce qu'elle reste au service de l'intérêt général.
Car au delà des inaugurations , des discours et des photographies officielles, demeure une question simple: à quand le respect de l'argent public?
Claire Duprat
La soirée d'hier aura une nouvelle fois démontré à quel point la quête de la vérité peut être exigeante.
Après plusieurs années passées à semer le doute dans l'esprit des électeurs sans parvenir à récolter les suffrages espérés, certains de nos opposants poursuivent avec une constance admirable leur mission d'investigation comptable.
Au programme , recherche intensive de coupables, traque de mauvaise foi et détection de scandales potentiels. Une tâche d'autant plus difficile que les faits ont la regrettable habitude de résister aux hypothèses les plus séduisantes.
Premier sujet d'indignation: l'absence de plusieurs feuilles dans les annexes budgétaires, ayant conduit au report du conseil. Manifestement , les élus auraient dû abandonner les autres occupations pour se consacrer à une activité plus conforme aux attentes de l'opposition : le comptage minutieux des pages. Chacun sait en effet que la qualité d'une gestion publique se mesure avant tout à l'exactitude de la pagination.
Vint ensuite le grand moment financier de la soirée. Notre opposant en chef, dans un souci louable de préservation des deniers publics, avait demandé, en, commission finances, des explications sur une dépense de 712.51€ au sein d'un budget dépassant les 7 millions d'€!
Une somme considérable , susceptible à elle seule d'ébranler les fondements de la République.
La réponse lui fut apportée dès le conseil municipal, avec tous les détails nécessaires centimes compris. Une transparence à ce point excessive qu'elle en devenait presque embarrassante.
Hélas, le mystère s'effondra brutalement . Confronté à une réponse précise , notre enquêteur expliqua alors que sa question posée en commission n'était pas exactement celle là. On ne saurait lui en tenir rigueur : lorsqu'on part à la chasse au mammouth, il est toujours décevant de revenir avec un lapin.
Mon voisin et ami chargé des finances ,visiblement ému par tant de rigueur intellectuelle, évoqua alors les effets parfois surprenants d'une consommation excessive de sucre sur le comportement humain. Grande animatrice de confiture, je crus d'abord être concernée. Mais à ma grande surprise , le procureur Larquier sembla immédiatement se sentir visé.
La remarque était pourtant générale et ne visait absolument personne. C'est d'ailleurs ce qui rendit la réaction du "procureur" particulièrement intéressante. Alors que l'assistance cherchait encore à comprendre où se trouvait la cible, il avait déjà identifié le coupable.
Une efficacité qui, appliquée aux enquêtes budgétaires de la soirée, aurait sans doute permis de gagner un temps précieux.
Claire Duprat
La soirée d'hier restera, sans conteste, dans les annales du théâtre municipal-au sens dramaturgique du terme.
Après que Julien Larquier ait regretté que mes propos n'aient pas été repris dans le compte rendu du précédent conseil, je ne peux que me réjouir de la considération particulière qu'il m'accorde .Je lui en sais gré et continuerai donc à m'exprimer sur mon analyse des évènements passés et à venir.
Hier au soir donc, au conseil municipal, nous avons vu apparaître une pathologie rare, encore peu documentée par la science politique : la dissonance cognitive aiguë, également appelée dans certains cercles le strabisme conceptuel : trouble singulier qui consiste à regarder les chiffres ....mais jamais deux fois dans le même sens.
Ainsi M. Mallet, dans une tirade manifestement répétée devant son miroir , rappela solennellement qu'il représentait 50% de la population et qu'à ce titre , sa légitimité à poser des questions ne souffrait aucune contestation. Dont acte.
On se souvient pourtant qu'au conseil précédent , le même orateur expliquait avec gravité que la majorité n'avait été élue qu'avec 30% des votants- sous entendu : une légitimité fragile, presque suspecte.
Admirable plasticité intellectuelle : 30% chez la majorité devient une anomalie démocratique, 50% de représentation ressentie et revendiquée , se transforme en vérité révélée. Les mathématiques , elles , apprécient peu ce genre de gymnastique.
Voilà donc les symptômes de cette nouvelle affection : voir les mêmes chiffres, mais les interpréter selon l'angle le plus confortable. Une sorte de myopie sélective où l'on distingue parfaitement ses propres mérites , mais où l'on floute soigneusement ceux des autres.
Quant à la conclusion , elle s'impose d'elle même : ceux qui prétendent incarner le peuple oublient parfois que le peuple , lui , a déjà parlé. Et qu'en démocratie, les suffrages ne se commentent pas à géométrie variable -sauf à finir par arriver premiers dans les discours ...et derniers dans les cœurs.
Mais la soirée ne s'arrêta pas à cette démonstration d'optique électorale. Car une autre manifestation de ce mal étrange fit surface : la disparition soudaine de la bienveillance proclamée lors de la campagne électorale; ceux qui se revendiquent chantres "du mieux vivre ensemble "trouvèrent sans doute , dans un élan de cohérence toute personnelle, qu'il était opportun de voter contre la promotion des agents méritants accédant à la catégorie B en ayant brillamment réussi leurs concours.
Mystère clinique : est ce la même pathologie qui altère la vision des pourcentages et celle du mérite? Ou s'agit -il d'un trouble plus profond , où la vertu affichée se dissout dès qu'elle coûte un peu de reconnaissance à autrui?
Monsieur Larquier et Mme Brethes seraient 'ils jaloux que leurs remplaçants à la mairie de saint sever aient obtenu une t'elle gratification liée à leur seul mérite et compétence, reconnus par la réussite au concours qui permet de nos jours d'accéder à des postes sans être adoubés par des intervenants pas toujours impartiaux...
Claire Duprat
Lors du dernier conseil municipal ,
la tirade de M. Mallet sur sa représentation de 50% de la population restera comme un exercice d'arithmétique créative ....
Je vous avais promis de vous tenir informés du fonctionnement de la communauté des communes, voici donc le premier épisode.
Le dernier conseil communautaire a été un moment d'une grande clarté institutionnelle.
Lors de l'installation des commissions, tous les volontaires ont été acceptés. Une belle illustration d'ouverture et de pluralisme. Tous... sauf un : Arnaud Tauzin, maire de St Sever.
Arnaud Tauzin absent , avait pris soin de transmettre sa candidature à la commission du CIAS conformément aux usages. Pourtant, au moment de l'énumération publique des candidats, son nom bénéficia d'un traitement particulier : le silence.
Lorsque" cet oubli" fut relevé en toute discrétion après le vote, la présidente répondit sans détour que cet oubli n'en était pas un mais qu'elle ne souhait pas sa présence à la commission du CIAS, traitant des problèmes de l' EHPAD pourtant installé dans sa ville.
Motif invoqué : une habitude persistante de poser des questions en conseil d'administration , de demander des explications, d'exercer en somme , son rôle d'élu au service de ses concitoyens et des plus vulnérables.
Il est vrai qu'une gouvernance sereine préfère parfois les validations discrètes aux interrogations insistantes. La transparence peut créer des courants d'air.....
Mais rassurons nous : dans notre intercommunalité, la démocratie fonctionne parfaitement.
Elle fonctionne surtout quand personne ne dérange.
Claire Duprat