Il aura fallu quinze jours pour faire disparaitre le dépôt de paille devant l'officine de notre député. Quinze jours. Un record de lenteur qui soulève, forcément , quelques interrogations... et non des moindres.
Malgré l'accumulation de ses responsabilités, notre député n'aurait il pas eu les moyens de financer le nettoyage devant sa propre porte? Espérait il que le contribuable de Saint -Sever se substitue à un ménage qu'on peine pourtant à imaginer en situation de surendettement? Raté.
Ses fidèles du "vivre ensemble "auraient-ils jugé préférable de ne pas se montrer balai en mains, de peur d'écorner l'image soigneusement travaillée des grandes leçons de morale à géométrie variable?
Quant à ses camarades de l'extrême gauche, refusaient ils d'apporter leur concours à celui qui, par une abstention bien sentie, va contribuer à faire voter un budget creusant le déficit à 5%, voire plus?
La solidarité , oui....mais pas jusqu'à salir ses chaussures!
Ou bien la décision d'effacer ce symbole de la détresse agricole était-elle tout simplement trop délicate à prendre à Saint Sever, surtout quand on sait qu'y réside un député européen, vice président de la commission agriculture et développement rural? La paille dérange, surtout quand elle rappelle certaines incohérences.
Une chose est sûre : la liste "vivre ensemble " se dévoile peu à peu, tentant de masquer le plus longtemps possible une désunion devenue évidente.
A force de balayer sous le tapis, il fallait bien que la paille finisse par ressortir.
C.D